Didier Raoult nous donne son avis sur les vaccins Covid…

Didier Raoult nous donne son avis sur les vaccins Covid…

Didier Raoult nous donne son avis sur les vaccins Covid… et une fois de plus ses comparaisons sont erronées et nous allons voir pourquoi.

Le postulat de Raoult est le suivant : le vaccin contre la grippe on doit le changer tous les ans et ne sert pas à faire disparaître la grippe… coucou les #antivax

1/ certes la grippe n’a pas disparue (mais la variole oui)
2/ le vaccin limite les morts et c’est le but
3/ ….

3/… dire qu’il faut changer le vaccin tous les ans ce n’est pas parce que l’immunité conférée est mauvaise (contrairement au sous entendu) mais c’est que la grippe est un virus très malléable. Beaucoup plus que le Covid et voici pourquoi…. jouons au jeu des différences.

Le premier truc qui saute aux yeux c’est la structure de l’information génétique. La grippe est en 8 morceaux alors que le Sars-CoV2 (virus de la Covid19) est en un seul morceau… tout le monde a en tête maintenant que les virus mutent. C’est un peu comme si on changeait une perle dans un collier

Cela entraîne des variations petit à petit. Le Sars-CoV2 évolue comme tous les virus mais seulement par petites touches.
Le virus de la grippe par contre a ces mutations et en plus peut mélanger ses morceaux avec d’autres virus de la grippe qu’elle croise ce qui fait pour le coup de grosses modifications.

Admettons que quelqu’un soit infecté par 2 souches de grippe en même temps. Les petits fragments se retrouvent au même endroit en même temps, sont multipliés et sont ré-emballés au hasard. Donc pour le coup, cela fait de gros changements.

Cette façon de se modifier très vite et de façon massive, on l’a observé lors des grandes pandémies où des grippes humaines et animales se sont mélangées. En outre, le virus de la grippe comprend 2 protéines importantes en surface, la protéine H et la protéine N qui ont des numéros selon leur séquence H1N1, H1N2.

Pour que le vaccin contre la grippe fonctionne bien, il faut des anticorps anti-H ET des anticorps anti-N; sachant que les protéines H et N peuvent s’associer de façon aléatoire et changer par des mutations.
Il faut donc tous les ans ajuster le tir en fonction des nouvelles combinaisons… ce qui n’est pas le cas pour la Covid19 !

Ainsi, Didier Raoult livre un message trompeur en comparant deux situations très différentes, faisant croire que le vaccin contre la grippe ne fonctionne pas, sans parler des variations qui n’ont pas de lien avec l’immunité induite; de plus il nie l’intérêt de limiter la maladie…

Business as usual.

Sources :

https://www.futura-sciences.com/sante/dossiers/medecine-grippe-aviaire-virus-influenza-647/page/5/
https://vaccinclic.com/index.php/102-maladie-efficacite-et-composition/71-la-grippe

Article rédigé par @Monox5 (Twitter), biochimiste et microbiologiste

Le code de Nuremberg comme référence erronée des anti-vaccins

Le Code de Nuremberg est une référence que l’on voit fleurir depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux que ce soit tweeter, facebook ou youtube, à l’appui de revendications anti vaccins. Est-ce pertinent ?

Qu’en est t il de ce texte ? Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un « Code » à proprement parler comme on parle de Code Civil ou Pénal. Il s’agit d’un ensemble de principes contenus dans une partie d’un jugement rendu par le Tribunal International de Nuremberg de 1947.

Ce Tribunal pas comme les autres, faisait le procès des expérimentations menées par des médecins nazis. Le procès est vite devenu également celui du cadre dans lequel le serment d’Hippocrate s’appliquait.

Ce serment est fondé sur des principes éthiques universalistes, qui ont failli concernant les expérimentations. Le seul serment ne suffisait plus à garantir l’éthique, et le respect du droit des patients dans le cadre d’expérimentations.

Les juges ont donc renforcé ces principes en leur donnant un cadre juridique, qui sont venus juridiquement rappeler et renforcer le consentement du patient, ainsi que la démarche expérimentale.

Du fait de leur portée particulière et difficilement opposable sur le plan juridique (attendus particuliers, d’un jugement particulier, d’une juridiction particulière), ces principes n’ont pas directement été intégrés au sein des systèmes juridiques de chaque État.

Cela s’est néanmoins fait progressivement, sur les plans juridiques et éthiques : En France, l’intégration juridique s’est faite par l’avis du CCNE (Comité Consultatif National d’Éthique) de 1984, le rapport du Conseil d’État en 88 sur les lois recherches biomédicale et surtout des lois bioéthiques de 1994 et celle sur droit des malades de 2002. Ces textes viennent entre autre consacrer et développer un élément central des principes du « code » : le consentement du patient replacé au cœur de la relation avec le soignant.

Au niveau mondial et professionnel : ils ont été redéfinis au sein de la Déclaration d’Helsinki de 1964, ainsi que dans le Pacte National des Nations Unis de 1967. Ces documents ont fait l’objet de plusieurs amendements, et modifications jusqu’à nos jours au sein de l’Association Médicale Mondiale( qui fédère 122 syndicats de médecins dans le monde). Cette association est garante de ces principes et plus largement d’une communauté éthique des pratiques médicales.

Ces déclarations ont été intégrées par la suite aux “Bonnes Pratiques Cliniques” (BPC) de la Conférence Internationale d’Harmonisation (ICH) : groupe de travail international multipartite qui se réunit régulièrement sur tous les sujets relatifs aux normes de conduite de recherche.

L’ICH établit les normes professionnelles applicables dans le monde entier, transposées dans les législations régionales et nationales. Ces groupes de travail sont composés notamment d’instances réglementaires (dont sanitaires) et des acteurs industriels concernés.

On y trouve par les laboratoires pharmaceutiques pour ce qui est des normes de conduite des essais cliniques pour définir les BPC, qui sont ainsi des normes internationales contraignantes légalement en matière de recherche clinique et donc, d’expérimentations sur l’homme.

Les principes posés par ce Code sont ainsi bien intégrés tant sur le plan juridique qu’éthique.
Au final, qu’est ce que le consentement ?

La notion d’information et de consentement éclairé date du début du XXe et apparaissent déjà dans des directives allemandes du 28 février 1931, ainsi que la nécessité de tests sur animaux préalables.


En 1947, le Code de Nuremberg a établi 1 grosse partie des règles encore suivies à ce jour:
– Principe de consentement volontaire et éclairé
– Risque/bénéfice attendu positif et utile pour la société
– Possibilité pour le patient de quitter l’essai

En 1964, la Déclaration d’Helsinki ajoute :
– Obligation du protocole, détaillant l’intégralité de l’essai, soumis à une comité d’éthique
– Qualification des personnes effectuant les recherches
– Garantie du respect et intégrité de la vie privé des sujets

Qu’en est il de la vaccination ?

Une vaccination contre un virus est un processus particulier, qui exige le respect strict de plusieurs étapes. Une expérimentation découpée en 3 phases, et une phase de déploiement.

Le déploiement a lieu que si l’ensemble des 3 phases ont été validées par les autorités compétentes, et commissions de contrôles indépendantes. Le respect des principes liés aux expérimentations définis par ce fameux « Code » se fait dans ces phase initiales.

Les phases initiales impliquent contrôle rigoureux avec consentement libre et éclairé de chaque personnes volontaire. Dès que le vaccin est approuvé, ce n’est plus considéré comme une expérimentation.

Invoquer le code de Nuremberg est ainsi FAUX, puisqu’il n’est qu’un ensemble de principes non opposables, qui sont déjà intégrés dans le droit national et international depuis plusieurs décennies.

Le code de Nuremberg est également inapplicable vu qu’il concerne l’expérimentation, et non une campagne de vaccination post-autorisation.

Quelques lectures complémentaires sur ce que dit l’Association médicale mondiale, cette « gardienne » de ce fameux « Code » sur les vaccins :

SOURCES

1. Philippe Amiel, François Vialla. La vérité perdue du ”code de Nuremberg” : réception et déformations du ”code de Nuremberg” en France. Revue de droit sanitaire et social, Sirey, Dalloz, 2009, pp.673-687

2. Klee E., La médecine nazie et ses victimes, Actes Sud, 1999 3. Ternon Y., Génèse et Code de Nuremberg, in De Nuremberg à la loi Huriet ; essais thérapeutiques et recherche médicale, ouvrage collectif, Ellipses, 2001

CONTRIBUTIONS

Cet articles a été concocté par une équipe de juristes et scientifiques membres de #Citizen4Science : merci à ces Citizens contributeurs : Xavier @xacast66? Théodore @TheodorePoussin, Marie @MarieBayle77, Fabienne Pinson.

Vaccin ARNm anti-COVID-19 COMIRNATY de Pfizer BioNTech : prêt(e) pour la piqûre !

21 décembre 2020 : L’octroi de l’AMM conditionnelle a eu lieu par l’EMA. Début des vaccinations ds 1 semaine après avis de la HAS !

Les vaccins multi-dose ont été reçu dans la carboglace (voir billet carboglace)
Le vaccin a été reconstitué au centre, les doses individuelles sont prêtes (voir billet prise en charge du vaccin Pfizert BNT)

Il y a beaucoup d’informations à donner au futur vacciné, car ne l’oublions pas : la vaccination est libre et consentie sur la base du consentement éclairé !
D’autres informations sont impérativement à recueillir auprès de lui pour des raisons de sécurité.

Il convient ainsi de vérifier l’absence d’antécédents de réaction allergique sévère à l’un des composants du vaccin.
Il faut également vérifier que tout est en place pour une prise en charge de réaction allergique aiguë au cas où un tel événement surviendrait.

Informez la personne que le vaccin ne protège pas 100 % des vaccinés !

Les immunodéprimés peuvent avoir une réponse réduite.

Passez en revue les effets indésirables répertoriés, en rappelant qu’ils sont attendus et normaux car le vaccin active le système immunitaire :

Effets indésirables dans les essais cliniques > 16 ans et fréquence :
douleur au site d’injection (84,1%)
fatigue (62,9%)
douleurs musculaires (38,3%)
frissons (31,9%)
douleurs articulaires (23,6%)
fièvre (14,2%)
gonflement au site d’injection (10,5%)
nausées (1,1%)
malaise (0,5%)
lymphadénopathie (0,3 %)

NB : des réactions allergiques sévères ont été signalées à distance de la vaccination hors essais cliniques.

Il est important de préciser que ce tableau d’effets peut évoluer avec le temps à mesure que la vaccination progresse dans la population

Cas des femmes enceintes : NON. On ne les vaccine pas. Non pas parce que le vaccin toxique comme le disent les complotistes, mais parce qu’on ne l’a pas testé dans cette population. Il s’agit donc d’une mesure de précaution.
Il en est de même pour les femmes allaitantes car on ne sait pas si le produit passe dans le lait maternel (non évalué).

Le schéma vaccinal du Pfizer BNT nécessite 2 doses à 21 jours d’intervalle, sans interchangeabilité.
Si vous recevez le Pfizer en dose 1 vous n’aurez pas le Moderna en dose 2 et vice-versa. Fidélité à la marque !
À nouveau, il s’agit d’un principe de précaution.

Une fiche d’information récapitulant toutes les informations à savoir est donnée aux personnes vaccinés ainsi que les modalités de signalement effets indésirables.

Et la piqûre ? 0,3 ml en intramusculaire, deltoïde.

RDV à J21 pour la 2e administration, dite “booster” pour stimuler la réaction immunitaire, indispensable !

Prise en charge du vaccin à ARNm anti-COVID-19 COMIRNATY de Pfizer BioNTech

C’est Noël, les vaccins de Pfizer BioNTech arrivent au centre de vaccination dans leur papier glacé indispensable de glace carbonique !
Comment gérer cette arrivée tant attendue <-60 °C? Pas d’impatience à déballer ! Préparation minutieuse oblige, car exercice de haute voltige

Relisez les instructions relatives à la glace carbonique et au traitement des flacons de vaccin. Enfilez votre équipement de protection individuelle (lunettes, gants), vérifiez ventilation, pas de lumière directe du soleil ou UV, et prenez votre chronomètre, timing très serré.

Tout d’abord vous allez devoir identifier le dispositif de surveillance de température intégré dans le conteneur isotherme reçu et le désactiver par appui prolongé sur le bouton STOP. Et oui, la température a été mesurée en continu pendant tout le transport jusqu’à vous.

Vous devez faire transiter les plateaux de flacons (1 plateau = près de 200 flacons multidose, 5 plateaux max/conteneur reçu) vers votre congélateur ultra basse température (UBT) < – 60 °C, et vous n’avez que 3 à 5 minutes pour agir à température ambiante, TOP CHRONO !

Le transfert des flacons effectué de l’emballage vers votre congélateur UBT, vous devrez y laisser les flacons au moins 2 heures pour récupérer la basse température de stockage. Vous pourrez alors le moment venu, retirer des flacons afin de les décongeler pour utilisation.

Si vous n’avez pas de congélateur UBT, vous pourrez utiliser les conteneurs d’expédition reçus à condition de bien réalimenter en glace carbonique, mais il faudra les rendre à l’envoyeur dans les 30 jours max car ce matériel est réutilisé.

Les flacons individuels décongelés ne pourront plus être recongelés : vous devez donc retirer du congélateur exactement le nombre de flacons voulus pour votre planning de vaccination, sachant qu’un flacon contient de quoi préparer 5 doses de vaccin.

Alors calculez bien votre besoin ! les plateaux multiflacons décongèlent en 3 heures, les flacons individuels…. + vite forcément ! Au fait : vous pouvez conservez les flacons individuels non reconstitués 120 heures au réfrigérateur avant utilisation soit 5 jours.

Vous pouvez aussi obtenir un flacon prêt à la reconstitution en laissant 30 mn à température ambiante un flacon congelé. Avec ces 2 options : faites votre plan minutieux pour la journée ou les jours à venir…rien ne doit être laissé au hasard !

Pour l’administration, reconstituez le vaccin par dilution à température ambiante. Le vaccin reconstitué dilué doit être conservé entre 2 et 8 °C (frigo) et vous avez un délai max de 6 h pour préparer des doses individuelles et les administrer. Bravo, vous êtes 1 héro

La glace carbonique, emballage indispensable pour ultra-basse température

Le vaccin à ARNm contre le COVID-19 de Pfizer BioNTech va arriver pour Noël, la logistique est délicate puisque le vaccin doit être conservé entre – 60 et – 90 °C.

Quel emballage va permettre cette prouesse technique ? La glace carbonique ! On en parle ?

La glace carbonique, c’est du dioxyde de carbone (CO2) sous forme congelée ! En général, les solides congelés quand ils fondent deviennent liquides. Et bien la glace carbonique, elle, passe directement de la forme solide à la forme gazeuse. C’est ce qu’on appelle la SUBLIMATION

Mais à quelle température a lieu cette sublimation ? – 78°C et au-dessus ! La glace carbonique est un produit dangereux. Elle peut entraîner une asphyxie ds les espaces confinés en appauvrissant l’air de son oxygène Le contact avec la peau peut provoquer brûlures et engelures

La manipulation de glace carbonique implique ainsi précautions : pas de contact avec la peau et les yeux et donc équipement de protection : gants imperméables isolants, lunettes de protection. Toute contact direct ou ingestion est une urgence médicale

Vous l’avez compris avec la sublimation : la glace carbonique peut générer une explosion au-dessus de – 78 °C en espace clos ou confiné, ou conteneurs hermétiques en se transformant directement en gaz…. et à température ambiante, il y a risque de suffocation et d’asphyxie.

Au final, des procédures spécifiques de transport, manipulation, stockage et élimination de la glace carbonique doivent être mises en place tout au long de la chaîne logistique pour garantir la préservation du vaccin et la sécurité de tous les intervenants.