Voyager avec la désinformation : l’exemple des Seychelles et de Gibraltar

Le 21 et le 23 février 2021, 2 éminentes figures de la contre argumentation de la “doxa officielle”, Alexandra Henrion-Claude et Silvano Trotta, ont voulu nous montrer une nouvelle fois la dangerosité de la vaccination. Exit Israël et le Royaume-Uni, cette fois nous voyageons.

Tout d’abord, Alexandra Henrion-Claude nous emmène aux Seychelles, ce magnifique archipel de 115 îles situé dans l’océan Indien.
Longtemps épargné par l’épidémie, le pays voit les cas augmenter de façon constante depuis fin décembre 2020.
Pour l’ancienne chercheuse à l’INSERM, le responsable est tout trouvé : c’est le vaccin !

Source : Twitter @ClaudeHenrion https://twitter.com/CaudeHenrion/status/1363613362106626051

Très habile, elle sait manipuler les graphiques pour montrer un constat bien plus dérangeant que la réalité.


Plongée dans une technique simple de manipulation

Elle commence par choisir le graphique qui fera le plus d’effets, ici le nombre de morts par million d’habitants. 
Tiens vous savez combien il y a d’habitants aux Seychelles ? Oui, autant choisir un endroit que personne ne connaît vraiment.

On remarquera qu’au 10 janvier, il y avait déjà 10% des morts de la période (1 mort) et que 3 semaines après (temps entre contamination, symptômes et mort) nous sommes déjà à 40% des morts de la période (4 morts donc). 40% donc de personnes décédées qui n’avaient rien à voir de près ou de loin avec le vaccin.

Dans un second temps, on choisit un second graphique avec encore une fois une autre proportion, les doses par 100 habitants. On a donc l’impression que tous les vaccinés sont morts si on ne lit pas bien…

Source : Alexandra Henrion-Claude via Our World Data

Cela représente  60 000 doses de vaccin administrées.

Donc 10 morts dont une partie avant l’administration du vaccin, 60 000 doses sur la période. 

Pour rendre cela encore plus flou, on choisit cette fois un graphique avec une temporalité différente,
plus large, ce qui permet d’être moins précis lorsque l’on place une flèche dessus.

Si on se rapproche un peu, on peut voir que la montée des cas a commencé avant la vaccination.

C’est d’ailleurs confirmé par cet article pré vaccination (au 10 janvier). On notera qu’on a vacciné 80 personnes le premier jour. 508 cas depuis le début, là on en était à 57 par jour… Avant le vaccin donc.

Début épidémique donc, déjà vue, et exponentiel

“A ce jour, l’archipel a enregistré 508 cas de Covid-19, dont 229 toujours positifs, et un mort. Ces derniers jours, le nombre de nouveaux cas a augmenté, avec notamment 57 nouveaux cas pour la seule journée de samedi.”

source : https://www.voaafrique.com/a/seychelles-d%C3%A9but-de-la-vaccination-contre-le-covid-une-premi%C3%A8re-en-afrique/5731794.html

Il se trouve que près d’un quart des cas sont des personnes étrangères à l’archipel.

23 février :

Source : https://www.facebook.com/mohseychellesofficial/

On constate donc de manière chronologique que dès fin décembre, le virus s’est propagé dans la population locale.
Mais comment ?

2 possibilités :

Des touristes venus pour les vacances de fin d’année, de pays qui ont des “statuts spéciaux” (dont la France)
ont propagé ensuite le virus.

Source : https://www.seyvillas.com/fr/html/seychelles-covid-19-info et http://tourism.gov.sc/covid-19-guidelines/

Le seule obligation était d’avoir un PCR négatif au départ, et cela, comme on le sait, se falsifie facilement…

La seconde est le retour au pays de voyageurs allant dans les Émirats pour les vacances,
et effectivement les dynamiques semblent proches dans les 2 pays,
les cas aux Émirats étant déjà en augmentation en novembre/décembre.

La situation était d’ailleurs déjà jugée très grave par les autorités au 3 Janvier,
bien avant de commencer à vacciner.

http://www.seychellesnewsagency.com/articles/14124/Seychelles+again+increases+measures+as+COVID+cases+rise%3B+movements+restricted

Le pays vivant en partie sur les services, notamment hôtelier et restauration,
les contacts humains sont fréquents, ce qui peut accélérer l’épidémie.

En conclusion :
Même s’il a été simple pour Alexandra Henrion-Claude de montrer une concomitance
entre la mortalité récente dans l’archipel et le début de la vaccination, on constate
une nouvelle fois que la causalité n’est pas celle qu’elle prétend être, et qu’il faut toujours
regarder de plus près les faits et les chiffres avant de croire sur parole un corrélation entre deux faits.

Deux jours plus tard, Silvano Trotta récidive, cette fois avec Gibraltar et une autre technique de manipulation.

https://twitter.com/silvano_trotta/status/1364166930693820416

Ici, la première manipulation est le mensonge.
Sans citer de source il est simple de donner des dates, et avec une base de suiveurs assez importante,
c’est d’être cru sur parole.

Il se trouve que la vaccination a démarré le 10 janvier, pas le 12 décembre. (arrivée des vaccins le 9 dans le pays.
source : https://www.gibraltar.gov.gi/press-releases/arrival-of-covid-19-vaccine-in-gibraltar-302021-6573 )

A noter que 6 personnes parmi les 11 000 vaccinés sont décédées, pour des raisons non reliées au vaccin.
source : https://www.gibraltar.gov.gi/press-releases/no-deaths-arising-from-vaccinations-in-gibraltar-932021-6638

Au 10 janvier, date de début réelle de la vaccination,  le pic de cas était passé et la mortalité suivant,
comme partout, les cas avec 1 à 3 semaines de décalage (12 jours ici).
La vague ayant démarré dès le 12 décembre, avant le début de vaccination de n’importe quel pays avoisinant
(tiens donc, nous retrouvons la date du 12 décembre…).

Il est donc simple d’établir que le vaccin n’a rien à voir avec la vague épidémique.

Ces 2 exemples nous montrent que la manière de présenter les faits peut suggérer,
sans chercher à démontrer,  des causalités inexistantes, pour instiguer la peur dans l’esprit des gens.

Il faut toujours prendre un peu de hauteur lorsque l’on regarde un graphique.

Par exemple, si on vous montre cet ensemble de graphiques, demandez qu’on vous explique
celui en bas à droite (Afrique du Sud) et pourquoi le nombre de morts augmente là-bas sans vaccination !


Un article de Ari Kouts @arikouts, membre de C4S

Déclarations d’Alexandra Henrion-Caude : encore de la désinformation cette fois sur ISRAËL

Profitons une nième fois des propos à base d’informations manipulées d’Alexandra Henrion-Caude pour rétablir la vérité .

Pourquoi ?

Montrer du doigt l’évolution croissante du taux d’incidence et de décès avant la durée incompressibles d’obtention des bénéfices de la vaccination ET du confinement…

…Est sinon malhonnête, au moins injuste.

Alors voici le contexte:

⁃ la 3e vague a commencé en Israël début décembre.

⁃ Les Israéliens ont commencé la vaccination le 20/12 et ont reconfiné le 27/12/2020.

⁃ Ils respectent le délai de 3 semaines entre 2 doses pour le vaccin Pfizer et 4 semaines pour le vaccin Moderna.

Au 27/01/2021 :

⁃ 30 % de la population a reçu 1 dose.

⁃ 15 % de la population. a reçu 2 doses.

Sachant que, d’après le Pr Bercovier, Professeur de microbiologie à l’Université hébraïque de Jérusalem :

”  Tant qu’on n’aura pas 80 à 90 % de personnes ayant reçu les deux doses du vaccin, en particulier les plus de 65 ans, on n’aura pas d’effet important “

Et il s’attend à un impact réel à partir de DÉBUT FÉVRIER

Regardons quand même l’évolution du taux d’incidence en Israël :

Le 17/01: nous avons le pic du taux d’incidence des contaminations, puis nous avons un plateau, puis cela semble diminuer :

On voit donc une baisse environ 28 j après le début de la vaccination et 21 jours après le début du confinement.

On peut supposer, pour expliquer ces résultats, les effets concomitants du début de la vaccination ET du confinement,

Car selon les résultats préliminaires d’une étude conduite par l’une des Caisses d’assurance maladie locale:

– Sur 200000 pers de plus de 60 ans ayant reçu 1 dose, 14 à 17j après on constate une chute de 33% du taux d’infection, et selon les observations d’une seconde caisse d’assurance maladie :

– seuls 20 pers. /128 600 (0,015%) ayant reçu les deux doses du vaccin Pfizer étaient infectées par le virus au moins 1 semaine après.

Ce qui semble indiquer l’efficacité du vaccin, mais 3 semaines environ de façon significative après la date de la 1 ère injection, et avec 2 doses.

Et n’oublions pas non plus le rôle très probable du confinement sur cette tendance.

MAIS, comme nous l’avons déjà expliqué, cette mesure est toujours prise quand les cas graves commencent à augmenter et donc encore plus le taux d’incidence, et la courbe ne s’atténue que plusieurs semaines après le début du confinement, à cause de la durée d’incubation et des nombreux cas qui continuent d’évoluer.

Ceci expliquant cela…


Un texte de Lee Blanchard @MahFranois3, membre de C4S

Analyse des déclarations d’Alexandra Henrion-Caude : le cas de la SUÈDE

Profitons une nouvelle fois des élucubrations de comptoir de bistrot d’Alexandra Henrion-Caude pour rétablir la vérité

Nous allons :

– Rappeler le contexte particulier des moins de 16 ans face à la COVID-19

– Rappeler le contexte socio-démographique particulier de la Suède

– Contrer une nouvelle fois ces incitations répétées d’AHC à lever toutes les mesures barrières élémentaires.

La covid19 entraîne une très faible mortalité chez les jeunes de moins de 16 ans.

C’est un fait, qui se vérifie partout dans le monde.

En France par exemple on ne déplore que 2 morts de moins de 16 ans depuis mars 2020 pour un peu moins de 70 millions d’habitants avec l’une des mortalités/COVID-19 les plus élevées.

Donc utiliser l’indicateur du nombre d’enfants morts ou admis en réanimation en Suède en disant que c’est l’absence de masque et de confinement qui en sont à l’origine est inapproprié et mensonger car même si le virus circule dans une population de moins de 16 ans, les réanimations et décès y seront bien forcément plus faibles que dans les autres classes d’âge !

Par ailleurs on sait qu’il y a à priori des asymptomatiques et peu symptomatiques dans cette classe d’âge, mais que les enfants peuvent être vecteurs et notamment vers les classes d’âge plus à risque.

Rappelons aussi que la Suède fait partie des 20 pays à plus forte mortalité dans le monde avec 66 morts/100 000 habitants.
En France ce taux est d’environ 80/100 000 habitants.

Regardons alors d’un peu plus près la densité de population et le comportement des Suédois, et voyons pourquoi ceux-ci pourraient concourir à limiter malgré tout le taux d’incidence et la mortalité malgré des mesures barrières plus légères qu’en France.

Stockholm est une ville très étendue, et les habitants ont beaucoup moins de mal à garder leurs distances physiques que dans une ville comme Paris par exemple.

Par ailleurs en Suède les recommandations de l’état sont TRÈS SUIVIES. Ils n’attendent pas des lois pour respecter les recommandations.

Certes le confinement n’a pas été obligatoire, mais :

⁃ par exemple les bars et les restaurants ont été souvent fermés,

⁃ Et quand ils sont ouverts le taux d’affluence y est plutôt dans les 25%,

⁃ La fréquentation des lieux de travail a chuté de 27%, à peu près comme en France.

Mais soulignons aussi que devant la hausse récente du taux d’incidence les autorités suédoises envisagent des mesures plus strictes.

Enfin regardons chez les proches voisins de la Suède.

En Norvége et en Finlande, avec des mesures PLUS STRICTES, à votre avis la mortalité y est-elle plus FORTE ou plus FAIBLE ?

✅ Norvège: 10/100 000

✅ Finlande: 12/100 000

❌Suede : 66/100 000

Et ces 2 pays, parmi les meilleurs en terme de mesures préventives, annoncent des durcissements de leurs dispositifs… ….

CQFD Madame Henrion-Caude.



Un texte de Lee Blanchard @MahFranois3, membre de C4S

Analyse vidéo interview Alexandra Henrion-Caude censurée YouTube

Dans cet article nous allons voir les méthodes de manipulation basiques de l’information utilisées par Alexandra Henrion-Caude qui, à défaut de briller actuellement dans son domaine d’expertise se distingue en revanche dans l’art de faire dire aux faits des contrevérités.
La vidéo évoquée est celle du 16/02/21 sur TV Liberté dans le Samedi Politique, interview par Élise Blaise.

Dans cet article nous allons voir les méthodes de manipulation basiques de l’information utilisées par Alexandra Henrion-Caude (AHC) qui, à défaut de briller dans son domaine d’excellence, se distingue en revanche dans l’art de faire dire aux faits des contrevérités.

Tout d’abord, soulignons le fait qu’elle préambule en disant qu’elle est fière d’agir au sein de Reinfo covid, le contestable collectif fondé par le non moins contestable docteur Louis Fouché (lire par ex la fiche dédiée de @conspiracywatch). Notons également qu’AHC, à défaut de pouvoir s’exprimer sur les médias mainstream, semble tout à fait satisfaite de trouver tribune dans les médias et les blogs complotistes (Sud Radio, Reinfo Covid) et/ou classés très à droite de l’échiquier politique (TV liberté par exemple, dirigée par un ancien du Bloc Identitaire, sulfureux groupuscule d’extrême droite appelée à être dissout ces jours-ci.)

Notons aussi dès le départ qu’elle use d’un vocable volontairement extrême voire caricatural. Par exemple, elle parle du projet de loi 3714, même si le contenu de cette loi peut et doit être discuté, comme d’un projet dictatorial, mais sans développer.

Idem pour les mesures de couvre-feu qu’elle qualifie de totalitaires. On est clairement dans une sémantique très exagérée qui a pour but d’inquiéter et d’attiser l’hostilité de son auditoire envers les institutions.

Ensuite, elle explique que les personnes vaccinées sont des cobayes, des participants à un essai clinique non déclaré, et sans leur consentement.

Mais ces vaccins ont suivi les phases 1, 2 et 3 et ont obtenu l’autorisation de l’Europe et l’avis favorable de l’HAS. Les effets secondaires non identifiés préalablement le seront dans le cadre de la pharmacovigilance dont elle ne semble pas comprendre (ou feigne de ne pas comprendre) le fonctionnement (voir le passage concerné à la fin de la vidéo).

Alors certes il manque des données pour les plus de 75 ans, également il y a des incertitudes quant à la durée entre les 2 injections mais ce qu’elle ne dit jamais, ce sont les bénéfices de ce vaccin.

On n’en sera pas étonnés quand on sait que cette même personne truquait l’interprétation des chiffres de Pfizer :

Pfizer

Severe/Covid

Vaccin : 1 / 8

Placebo : 9 / 162

40 000+ participants

Sur la base de ces chiffres AHC a dit:

« dans le groupe vaccin 1 forme grave /8. Ds le groupe placebo 1/16 =>  2 x plus de chance de forme grave chez les vaccinés »

Hors c’est bien entendu faux. En réalité ces chiffres indiquent qu’il y a 20x plus de chances d’être infecté sans vaccin.

Et l’effectif du groupe « vaccin » est par ailleurs bien trop faible pour définir statistiquement le pourcentage de formes graves sur effectif total infecté dans ce groupe.

Donc pour déclarer, publiquement en plus, le pourcentage de formes COVID19 graves chez les vaccinés, il faudrait un effectif bien plus important de vaccinés atteints de COVID19.

Ensuite elle nie la surmortalité et explique que celle ci ne justifie pas les « mesures autoritaires » développées (confinement etc). Là on touche du doigt la méthode de manipulation mentale. Elle choisit ce graphique, de sa conception:

Et elle explique, sans jamais donner la valeur précise de la surmortalité en 2020 vs 2019, que c’est « juste la petites barre orange en plus ».

Sauf que cette barre représente 9% soit environ 53900 morts en plus!

Bien tenté, mais grossière technique « visuelle » pour minimiser la réalité en la présentant visuellement noyée dans la masse.

La journaliste lui oppose alors « oui mais justement on peut penser que les mesures sociales ont contenu la mortalité ».

Gros moment de doute chez AHC qui bafouille que les allemands n’ont pas eu de surmortalité, et qu’elle pourra expliquer pourquoi avec ses travaux. Évidement aucune explication ne suivra dans l’interview…

Arrive alors la séquence dans laquelle elle tente encore, de façon légèrement différente, de nous faire croire que la mortalité en France n’a pas augmenté en 2020. Elle explique par l’intermédiaire de ce graphique que c’est la mortalité de la population française depuis 1946. D’accord sauf qu’elle présente la mortalité des mois de février depuis 1946, soit 2 mois avant le premier gros pic de mortalité en 2020 !! Donc bien sûr rien ne saute à la figure.

Enfin, on vous garde le meilleur pour la fin : le camembert de la répartition de la mortalité 2020 en fonction des périodes de l’année.

Accrochez-vous

AHC dit :

« 2/3 de la mortalité 2020 a donc lieu pendant les confinements »

Oui et donc ?

Et bien c’est normal car les confinements sont déclenchés en toute logique quand les malades graves commencent à saturer les services de réanimation…et donc ils meurent massivement quelques jours après.

Mais elle ose dire clairement « que les confinements sont responsables des pics de mortalité ».

Formidable illustration de l’adage bien connu des étudiants, corrélation n’est pas causalité.

Pour s’enfoncer un peu plus elle raconte que le virus circule, tue et ensuite s’éteint. Mais omet de dire que ce sont notamment les mesures sociales et gestes barrières qui « éteignent » les signaux.

Passons à la séquence des tests PCR, qui vaut son pesant de cacahuètes.

Elle dit en gros que les asymptomatiques ne peuvent pas contaminer les autres car sont en fait non infectés et que donc les PCR + chez asymptomatiques sont bidons.

Et bien sur elle n’explique jamais que tout test présente des FP et FN et que ce n’est jamais parfait, mais que cela permet d’identifier quand même efficacement, pour ce test, les personnes infectées.

Embrayons alors sur le passage surréaliste où elle interrompt 3 fois la journaliste pour lui dire « vous ne trouvez pas bizarre que le premier vaccin ait été fait un dimanche, pendant que je fêtais la Sainte Famille ? » et de déplorer les vaccins réalisés pendant le shabbat en Israël…

Puis la folle séquence de la tomate transgénique où elle compare le vaccin à l’injection d’information génétique pour modifier les tomates, sauf qu’une tomate voit son ADN modifié par transgénèse, et c’est le but, pour lui conférer un avantage. C’est un OGM.

Dans le cas du vaccin, qu’elle ne veut pas appeler comme tel, mais ce dans le cas de ce qu’elle appelle « vaccin génique expérimental », on injecte un ARN qui va être traduit en protéine dans le cytoplasme et ne jamais rentrer dans le noyau.

Donc elle distille la peur en faisant croire qu’on va modifier votre ADN comme pour une tomate transgénique.

Ensuite elle explique que le vaccin produit 2,7 % d’effets secondaires empêchant d avoir une activité professionnelle normale, ce qui est beaucoup et ce qui est plus que les 1,4 % développant les mêmes effets chez les personnes COVID+.

Mais là encore sans jamais parler des bénéfices du vaccin, qui va empêcher 94% des vaccinés d’être infectés et de développer une forme grave (données Pfizer, maintenant confirmées à peu de choses près avec des données provenant notamment d’Israël).

Au passage elle dit là que 2,7% d’effets secondaires c’est énorme, alors que, souvenez-vous, 9% de surmortalité c’était…minime.

Enfin elle finit par jouer la victime, se dit offusquée d’être traitée de complotiste, dit qu’elle est censurée par You Tube, les médias mainstream etc.

Bref, toutes les ficelles de la communication conspirationniste où nous relevons pêle-mêle le sentiment de persécution, l’impression d’être seul détenteur de la vérité quand les appareils de pouvoir, les journaux, les grandes compagnies internationales sont les artisans des lobbies financiers, de la censure et de l’oppression des soi-disant lanceurs d’alerte.


Un texte de Lee Blanchard @@MahFranois3, membre de C4S

Covid-19 : Le témoignage poignant de Rose, aide-soignante en EHPAD

Covid-19 : Le témoignage poignant de Rose, aide-soignante en EHPAD

Ça va être brouillon parce que je veux pas construire ce qui va suivre. Ça pourra être “violent ” pour certains. Peut être a éviter de lire pour ceux.celles qui ont perdu des proches.


Ça va parler Covid. Et pas chiffre. Juste humains.

Et ressentis

Je voulais me faire vacciner. Je n’attendais que ça.

On a eu les vaccins. Dans une maison ou on n’avait jamais eu de Covid. On en avait bien quelques-uns qui l’avaient eu. On se disait que ça nous aiderait à contrôler l’épidémie si besoin.

On a été vaccinés. Presque tous les résidents et peut être moitié du personnel.
On y croyait. On était heureux. On avait tenu bon.

Et puis. Les premiers positifs peu de temps après les vaccins. Chez des non vaccinés.

On les a transférés en unité montée sur place. On a échangé des chambres à l’arrache.

Ils sont dans les photos des autres. Pour certains dans les habits des autres.

Très vite, on a vu qu’on allait en perdre. Des refusés ( à juste titre) par l’hôpital. Qui en a pris d’autres

Certain.e.s ne sont pas revenu.e.s. Andrée. Pour les autres. Un jeu de chaises musicales. A j7, ça repart. D’autres arrivent. L’unité c’est une petite dizaine de lits. Quasiment tous sous oxygène. Il fait chaud. Ça a un coté service. Mais sans en avoir toujours les moyens.

Le reste. C’est plus du ressenti. Des moments. Parce que tout raconter n’a pas vraiment de sens.

C’est un appel à 22h pour apprendre à une femme que son mari a été testé positif. Qu’il est changé de chambre et sous oxygène. Mais que… « Oui. Il a assez souffert. Faites ce que vous pouvez pour qu’il soit bien ». Là, ça reste plus « facile ». On sait où en est ce monsieur. Et oui. Tenir à eux, c’est quelquefois vouloir qu’ils partent bien.

C’est ce qu’on a fait. Un SMS de collègues m’a averti hier qu’il était parti. Henri.

Pour d’autres. Testés négatifs un jour. Positifs peu après. « Le Covid, c’est thrombogène » Tu m’étonnes.

AVC massif avec test positif. 24h. Pas le temps d’avoir d’autres symptômes.

Laissé la famille « profiter ». Jouer l’idiote quand ils demandent comment les soins vont se passer.

« Je sais pas. Faut que je vérifie ». « Les habits ? Je sais pas ».

Une fille a malheureusement fini par comprendre.
« Vous savez et vous ne voulez pas dire. D’accord. On arrête les questions ».

Comment expliquer que les soins ce sera une mise en housse. Comment expliquer que oui, la tenue ce sera le pyjama.

J’ai quand même changé la protection. Petite toilette. Je pouvais pas ne pas le faire.
C’était impossible. Et en me débrouillant pour que ce soit sans ma jeune collègue.

Ensuite ? Pas le temps de réfléchir. Les autres attendent.

Une chute. Âllo le 15 ?

D’ailleurs. En passant. Merci aux gens de leur gentillesse. Le 15 (arm et régulateur ) les Docs SOS, les ambulanciers ( et même les pompiers et les autres).

Vos mots n’ont pas de prix dans ces situations.

Donc 15. Transfert du papi chuteur.
Entretemps. Oups. Ça désature. Pour ceux qui connaissent pas. On doit être au delà de 95 % . Moi je les tolère à 92. Là, 75 %. Sous 5 l aux lunettes. Je ne suis qu’AS. Mais la plus âgée.

J’ai pris des décisions. Peut-être pas les bonnes.

Passage au masque. Puis rappel au 15. Non c’est pas le même.

Les ambulanciers? Ils sont rentrés tout seuls. Les cambrioleurs ne sont plus une peur. Qu’ils viennent. ( ça serait peut être bon de se passer les nerfs ? ).

Ma collègue, jeune, aussi débordée que moi.

Oui parce qu’il y a les 75 autres.

Elle pleure. Je le vois à ses épaules. Je lui glisse un mot.

On est dépassés. Mais faut tenir.

Les ambulanciers seront adorables. J’ai oublié vos prénoms. Mais je vous reconnaîtrai. Vous avez su nous dire des mots qui aident.

Prévenir une épouse. « Votre mari est parti à l’hôpital. Ça va mais il est tombé »

Moi. . Je me suis cachée dans un escalier pour pleurer 2 minutes. Je devais tenir pour ma collègue. Alors je me suis laissée 2 min. Pas plus.
Les autres attendent toujours.

Repartir.

Tenir une main. Rassurer une autre. « Vous avez attrapé un petit virus. Ça va aller » Ou pas. Mais on sait pas. On peut pas savoir à l’avance. Alors quoi?

C’est vrai qu’ils ne meurent pas tous. Heureusement. Sur la soixantaine, on a déjà plusieurs décès. Mais pas tous.

Alors on donne le même espoir à tous.

En mentant s’il le faut. Un petit virus. Ça va aller.

On est à j++. On a déjà perdu plusieurs résidents. D’autres vont suivre.

J’ai des SMS de collègues. Abattues. Certains mots font mal.

« C’est inhumain de les mettre en housse comme ça »

Inhumain de dire aux familles : « ça va, il est apaisé »

On aimerait en être sûre. Des fois on doute. Mais on ne peut pas le dire. On doit tenir.

On doit protéger ceux qui restent aussi. Ne pas démoraliser les positifs qui tiennent.

Alors il faut sourire. Sous le masque, les lunettes.

Il faut sourire et trouver des astuces. Moi je chante. Faux, mais je chante.

Il faut aussi quelquefois oublier. Oublier qu’on sort d’une chambre d’un autre. Parti.

Oublier cette chambre devant laquelle on passe sans rentrer.

Un décès. Il y a 48 h. Le corps est encore là.

Les pompes funèbres débordées. 48 h de délai.

Alors on essaie de ne pas y penser. Entre 2 qui se battent pour vivre, ce corps. Cette housse.

Et puis les « ronrons » et les bip bips. C’est pas des pousses seringues. Juste les extracteurs. Quelques perfs.
La chaleur. Ça permet d’ouvrir.

Les peurs ont changé. On n’a plus peur des cambrioleurs. Tout ouvert devient la norme.

Aérer. Aérer. Aérer.

Notre binôme est le seul avec 0 cas. Beaucoup de collègues malades. Ça, on ne compte plus. Déjà que j’aime pas les chiffres.

Pour l’instant on tient. On aura bientôt la 2e dose.

Si on reste négatif.

La seule chose qui nous fait tenir c’est de ne pas penser à tout. On ne veut pas penser au jour où tout le monde aura repris sa chambre et où on verra les chambres fermées.

On ne veut pas lire la liste complète des noms manquants. Partis.

On ne veut pas penser à ceux qui vont suivre.

On veut juste penser à la joie de revoir nos familles. C’est lâche.

Mais parce que derrière 400 morts par jour, nous on a des prénoms. Des visages. Des histoires.

Bref. Peut6être que je reviendrai dessus. Peut-être pas.

Merci à toutes et tous. Pour vos mots. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point ça aide. Alors
Merci.

Un texte de @rosedeb_ publié sur Twitter le 14 février 2021